Sarah Red-Laird Bee Girl

Interview de Sarah Red-Laird – « Bee Girl »

Voici le portrait de Sarah Red-Laird – « Bee Girl »

Sarah, merci de nous accorder cette interview. L’apiculture est un sujet très intéressant et je suis certain que nos lecteurs chez Apis Cera voudraient en savoir d’avantage !

Apis Cera: Peux-tu nous dire où tu te trouves ?
Je vis à Ashland dans l’Oregon. C’est sur la côte Ouest des Etats-Unis, à 30km au nord de la frontière Californienne.

Comment et quand t’es-tu lancé dans l’apiculture ?
J’imagine que je suis née apicultrice. J’ai toujours su que je grandirais et garderais des abeilles. Elles me fascinent. J’ai commencé à les étudier quand j’étais étudiante à l’université du Montana à Misouli. J’ai commencé par étudier les CCD pour un projet de recherche. De fil en aiguille j’ai eu un job dans le laboratoire qui étudient les abeilles et me voici aujourd’hui.

Interview de Sarah Red-Laird - Bee Girl

Combien de ruches as-tu actuellement et combien en avais-tu au début ?
J’ai commencé avec une seule ruche en 2009. Après mes pertes hivernales, j’en ai maintenant 16 – mais espère en avoir 35 à la fin du printemps !

Interview de Sarah Red-Laird - Bee Girl

Travailles-tu seule ? Sophie (ton chien) t’aide bien ?
La plupart du temps je travaille seule. Je suis tellement sollicitée lorsque j’enseigne et travaille avec les enfants que c’est agréable d’avoir un peu de réconfort dans le rucher. Sophie est toujours avoir moi, par contre elle est terrifiée par les abeilles. A vrai dire elle n’était pas craintive avant de se faire piquer à deux reprises sur le museau dans un verger en Californie l’année dernière. Maintenant elle garde bien ses distances. Elle aime se mettre à l’ombre de ma voiture et m’observer de loin.

Quelle est ta partie favorite dans l’apiculture ?
Ce que je préfère c’est la façon dont je me sens connecter avec le monde qui m’entoure. Mes abeilles tombent malade lorsque quelqu’un maltraite l’environnement et se porte à merveille quand les environs sons sains et sans polluants. Je sais aussi qu’elles pollinisent les fleurs et les fruits pour les animaux et les hommes, où qu’on soit. Si je m’occupe bien de mes abeilles, elles me récompensent avec du miel à la fin de l’année. J’adore le son qu’elles font et leur odeur quand elles sont heureuses. Je leur dit tout ! C’est bien de savoir qu’elles garderont mes secrets pour toujours.
Ce que je n’aime pas c’est faire les traitement contre les Varroa. Je sais que ca doit être fait mais le traitement est dur à la fois pour les mites mais aussi pour les abeilles..

N’as-tu pas peur de te faire piquer ?
Non. Je suis habituée. Je pense même que j’aime bien ça !

Interview de Sarah Red-Laird - Bee GirlInterview de Sarah Red-Laird - Bee Girl

Es-tu témoin d’effondrement des colonies dans ta région ? Tes ruches souffrent de ce désastre ?
Non. Nos pertes sont dûes aux Varroas, les engrais chimiques, les changements climatiques et les problèmes d’habitat. C’est facile d’évaluer ces pertes, mais je n’ai jamais vraiment subis le CCD.

Interview de Sarah Red-Laird - Bee Girl

Quel type de fleurs, arbres ou plantes s’offrent à tes charmantes abeilles ?
Vesce, trèfle, chardon étoile, baies noires, acacias, et des fleurs sauvages.

Je pense que tu es très impliquée dans la promotion du savoir et la sensibilisation sur les abeilles, pourrais-tu nous en dire plus ?
Oui, quand je ne m’occupe pas de mes abeilles je consacre tout mon temps à l’éducation. Je suis passionnée par l’implication du public. Nos choix quotidiens, surtout ceux sur la nourriture, affectent notre environnement et donc nos abeilles. Si personne ne prévient la communauté à quel point nous heurtons les abeilles, comment peut-elle le savoir ? Je travaille aussi beaucoup avec de nouveaux apiculteurs. Si quelqu’un achète une ruche et puis s’en débarrasse, je fais en sorte que cette personne ait assez de confiance en elle même et qu’elle ait toutes les clefs pour bien s’occuper de sa ruche et la garde. C’est important de bien s’occuper de ses abeilles.

Interview de Sarah Red-Laird - Bee Girl

Travailles-tu uniquement aux USA ou aussi à l’étranger ?
Cette année j’ai voyagé au Royaume-Uni pour faire une conférence à l’International Bee research Association pour le lancement de leur projet: Beeworld. J’ai d’ailleurs été nommée ambassadrice américaine du projet. Nous travaillons sur des idées qui pourraient engager les pays membres (de cette association) a communiquer à travers les nouveaux médias mais aussi par courrier. Je suis très heureuse d’être impliquée dans ce projet, et j’espère faire encore beaucoup de travail à l’étranger.

Où te vois-tu dans un an ?
Ohh, je ne regarde jamais aussi loin en avance alors je ne sais pas.. Cette année déjà j’ai voyagé en Angleterre, et à travers tous les Etats-Unis, j’ai travaillé avec des milliers d’enfants et des centaines d’adultes. Je suis en ce moment entrain de faire ma valise pour partir à New York pour donner une conférence à des apiculteurs locaux, et faire le tour des fameux ruchers sur les toits des immeubles. « La limite c’est le ciel » je pense ! Du moment que mes abeilles sont heureuse et que j’ai de l’amour dans ma vie, alors j’ai réussi !

Autre chose ?
Oui vous pouvez me suivre sur facebook : facebook.com/SarahBeeGirl
Et visiter mon site à cette adresse : beegirl.org

Interview de Sarah Red-Laird - Bee Girl

Et en version anglaise:

Sarah thanks for agreeing to do this interview with me! Beekeeping is a very interesting topic I’m sure that our readers at Apis Cera would like to know more about.

Apis Cera: Can you tell us where you live?
I live in Ashland, Oregon. On the West coast of the US, about 15 miles north of the California border.

How did you get started with beekeeping? and why?
I guess I was born a beekeeper. I just always knew that I would grow up and keep bees. Everything about them just drew me in. I started beekeeping when I was a student at the University of Montana in Missoula. I began by studying Colony Collapse Disorder for a research project. Before I knew it, I had a job in the bee lab and the rest is history.

How many hives do you have currently and how many did you start off with?
I started with one in 2009. After my winter losses, I have 16 – but hope to build back up to about 35 this Spring.

Interview de Sarah Red-Laird - Bee Girl

Are you working on your own? Does Sophie (your dog) get along good with your the bees?
I do most of the work on my own. I am so busy and around so many people teaching and working with kids, that it is nice to have some solace in the bee yard. Sophie is always with me, however, she is terrified of the bees. She never minded them until she got two good stings to the face in the almond orchards in California last year. Now she keeps as much space as possible. She likes to lay in the shade of my truck, or watch from afar in the hay field.

What’s your favorite part of beekeeping? and the least favorite?
My most favorite is how connected it makes me feel to the world around me. My bees are sick when someone is not treating the environment well, and they do well when our surroundings are chemical free, well watered, and healthy. I also know that they pollinate the food and wildflowers for people and wild animals where ever we are. If I take good care of my bees, they gift me with honey at the end of the year. I love the sounds they make and how they smell when they are happy. I tell them everything. It is nice to know they will always keep my secrets. My least favorite is treating for Varroa mites. I know it has to be done, but the treatments are hard on them as well as the mites.

Aren’t you afraid of being stung?
Nope. I’m used to it. I think I might even like it!

Are you witnessing any colony collapse in your area? Does your hives suffer this phenomenon?
Nope. Our losses are from Varroa, chemical poisonings, climate change, and habitat issues. It’s easy to diagnose these losses, I haven’t seen any CCD per sais.

What kind of flowers, trees or plants does your environment offer to your lovely bees?
Vetch, clover, star thistle, black berries, locust trees, and wild flowers.

I understand you are very involved in a mission to provide education and support for beekeepers and communities, can you tell us a bit more about that, why and how did all started?
Yes, aside from keeping bees most of my time is spent on education. I am very passionate about engaging the public. Our everyday choices, especially when it comes to food, affect our environment and our bees. If no one is letting the community know how they are hurting bees, how are they to know? I also work a lot with new beekeepers. If someone gets a hive and just abandons it, I see that as abusive. I make sure new beekeepers are confident and have all the tools they need to treat their girls right.

Are you working exclusively in the US or abroad too?
This year I made the journey to Wales in the UK to deliver the keynote address at the International Bee research Association’s launch of their BEEWORLD Project. I was shortly thereafter named “US Ambassador” of the project. We are currently working on ways to engage all of the countries involved through new media and good ol’ fashion letters, as well. I’m so happy to be involved with this project, and hope to do much more work abroad.

Where do you see yourself in one year?
Oh wow… I never saw myself here one year ago, so I don’t know. Just this year I’ve traveled to the UK as well as all over my own country, working with thousands of kids and talking to hundreds of adults. I’m currently packing my bags to fly across the country and speak to beekeepers in New York City, and tour the famous rooftop bee hives. The sky is the limit, I guess! As long as my bees are happy and there is love in my life I have succeeded.

Anything else?
You can follow me on Facebook: facebook.com/SarahBeeGirl
And visit my site at: beegirl.org